n. f. XVIIIe siècle. Composé à partir du grec numphê, « fiancée, jeune mariée », et mania, « folie ». 1. Exaspération de l'appétit sexuel, chez une femme. 2. ZOOL. Exacerbation du rut chez les femelles de certains mammifères. Nymphosen. f. XIXe siècle. Composé à l'aide de nymphe et de l'élément -ose, indiquant un processus biologique.ENTOM. État d'un insecte au stade de la nymphe ; processus par lequel passe la larve pour parvenir à l'état de nymphe.
Nystagmus(s final se fait entendre) n. m. XIXe siècle, nystagme. Emprunté du grec nustagmos, « action de s'assoupir », parce qu'une personne atteinte de nystagmus a l'air de lutter contre le sommeil.PATHOL. Tremblement des globes oculaires, caractérisé par une succession rythmée de mouvements conjugués changeant alternativement de sens. Nystagmus congénital. Nystagmus des mineurs de fond.
On. m. inv. 1. Quinzième lettre et quatrième voyelle de l'alphabet français. Un O majuscule, un o minuscule. Œ se lit « e dans l'o ». Former un o. O est marqué d'un accent circonflexe dans « côte ». Expr. Faire la bouche en o, arrondir les lèvres, dans un mouvement d'étonnement, de stupeur. 2. PHON. O présente deux degrés d'articulation : o ouvert comme dans mol, bord, robe, poste ; o fermé devant un s suivi d'une voyelle comme dans chose, pose, rosace, osier, devant une consonne muette comme dans croc, pot, et dans les cas où il est surmonté d'un accent circonflexe comme dans pôle, alcôve. O suivi de u donne le son ou comme dans cou, fou, moule. O suivi de i, ou plus rarement de ê, donne le son oua comme dans roi, fois, oiseau, poêle. O peut se lier à e pour former l'œ, qui donne le son e quand il est suivi d'une voyelle comme dans œuf, œil, le son é quand il est suivi d'une consonne comme dans œdème, œcuménique. O suivi de n, m est nasalisé comme dans bon, rond, compte. Redoublé, il se prononce ou dans certains mots empruntés de langues étrangères comme groom, football. Il est muet dans faon, paon, taon. 3. Emplois conventionnels. La lettre O majuscule sert de symbole ou d'abréviation, seule ou avec d'autres lettres. GÉOM. O désigne souvent le centre d'un cercle, d'une sphère. - CHIM. O, symbole de l'oxygène ; Os, symbole de l'osmium. - GÉOGR. O, abréviation de Ouest. - BIOL. O désigne le groupe sanguin le plus fréquent chez les êtres humains. Fam. O.K. (se prononce oké), abréviation empruntée de l'américain, sans doute d'après all correct, et servant à acquiescer, à donner un consentement. 4. LITURG. CATHOL. Les O de Noël, désigne neuf antiennes qui commencent chacune par la particule latine O et que l'on chante successivement durant les neuf jours qui précèdent Noël.
ô !interj. Xesiècle. Emprunté du latin o, de même sens. 1. Sert à apostropher, à invoquer emphatiquement. Ô mon fils ! Ô mon Dieu ! Ô ciel ! 2. Sert à marquer divers sentiments tels que la surprise, la colère, l'effroi, la plainte, etc. Ô temps ! ô mœurs ! Ô le malheureux ! Ô combien il me manque ! Je me suis trompé, ô combien ! (Voir aussi Oh !)
Oaristys(s final se fait entendre) n. f. XVIIIe siècle, oariste. Emprunté du grec oaristus, « entretien tendre et amoureux ».LITTÉRATURE. À partir du XVIIIe siècle, genre de poésie bucolique illustré notamment par André Chénier.
Oasien, -ENNE adj. XIXe siècle. Dérivé d'oasis.Qui se rapporte aux oasis. Cultures oasiennes.
Oasis(s final se fait entendre) n. f. (se rencontre aussi au masculin). XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin, du grec oasis, terme d'origine égyptienne. 1. Dans les déserts de sable d'Afrique ou d'Asie, espace de faible étendue où sourd de l'eau permettant le développement de la végétation. Les oasis de Tozeur, de Nefta. L'oasis de Palmyre. Les palmeraies des oasis. 2. Fig. Lieu où l'on trouve un répit, qui offre repos et calme. Une oasis de verdure, de fraîcheur. Une oasis de paix dans une région en guerre.
Obédiencen. f. XIIe siècle. Emprunté du latin oboedientia, « obéissance, soumission ». I. RELIG. CATHOL. 1. Obéissance due par des religieux à leur supérieur. En vertu de la sainte obédience. Par ext. Soumission à une règle monastique ; cette règle elle-même. Loc. De stricte obédience, se dit des religieux d'un ordre qui en observent toujours la règle d'origine, sans tenir compte des réformes ultérieures. Par méton. L'ensemble des maisons religieuses soumises à la règle d'un ordre. L'obédience de Cîteaux. S'est dit particulièrement de la soumission à l'autorité spirituelle du pape. Ambassade, ambassadeur d'obédience, autrefois envoyés par un souverain, un État ou un groupe de fidèles pour assurer le pape de leur soumission filiale. Pays d'obédience, provinces réunies à la Couronne de France après le concordat de 1516 et dans lesquelles le roi nommait aux bénéfices en vertu d'indults du pape. Obédience, durant le grand schisme d'Occident (1378-1417), se disait de l'ensemble des États qui reconnaissaient l'autorité de l'un ou l'autre pape. L'Angleterre faisait partie de l'obédience d'Urbain, la France de celle de Clément. 2. Anciennt. Autorisation écrite qu'un supérieur donne à un religieux ou à une religieuse, pour leur permettre de quitter la maison à laquelle ils sont attachés. 3. Fonction dont est chargé un religieux, une religieuse par son supérieur. Cette religieuse est cellérière, c'est son obédience. Ces tâches sont de son obédience. Spécialt. Lettre d'obédience, en application de la loi Falloux de 1850, écrit par lequel le supérieur d'une congrégation reconnaissait l'aptitude d'un de ses religieux à exercer une charge d'enseignement dans un établissement scolaire. II. Par anal. 1. Fidélité, soumission à une autorité spirituelle, idéologique ou politique. Faire acte d'obédience. L'obédience chrétienne. Les partis d'obédience marxiste. 2. FRANC-MAÇONNERIE. Ensemble des loges qui reconnaissent une même autorité. Le Grand Orient de France et la Grande Loge de France sont les principales obédiences maçonniques françaises.
Obédienciern. m. XIIIe siècle. Dérivé d'obédience.RELIG. CATHOL. Religieux qui était soumis canoniquement à l'autorité d'un supérieur. Spécialt. Religieux qui, par ordre de son supérieur, desservait un bénéfice (voir ce mot au sens du droit canon) dont il n'était pas titulaire.
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