, -IELLE (ti se prononce ci) adj. XVIIe siècle. Dérivé d'obédience.RELIG. CATHOL. Qui est relatif à l'obédience, à une obédience. - PHIL. SCOLASTIQUE. Qui a rapport à la vertu d'obéissance. Obéirv. intr. XIIe siècle. Emprunté du latin oboedire, de même sens, lui-même dérivé de audire, « entendre ». 1. Se soumettre à la volonté d'une personne, exécuter ses ordres. Obéir à ses parents. Commandez et j'obéirai. Il n'a fait qu'obéir à vos ordres. Il sait se faire obéir de ses subordonnés. Ce chien obéit à la voix de son maître. Par ext. Obéir aux lois, s'y soumettre. Absolt. Pour bien commander, il faut avoir obéi. Expr. Obéir, se faire obéir au doigt et à l'œil, aveuglément, au moindre signe. Obéir de gré ou de force. Obéir ayant été autrefois transitif, il s'emploie aussi à la voix passive. Être obéi. J'entends être obéi sur-le-champ. Vous serez obéi. Il est obéi de ses élèves. Se dit spécialement des peuples, des provinces, des villes, etc., qui sont dans un état de dépendance à l'égard d'une autorité souveraine. Les peuples soumis qui obéissaient à l'Empire romain. 2. Fig. Céder, se soumettre à quelque chose. Obéir à la volonté divine. Obéir à la contrainte, à la nécessité. Obéir à sa nature. Obéir à un sentiment, à une impulsion. La bête obéit à ses instincts. Ce cheval obéit bien aux aides, il se laisse gouverner, manier aisément. 3. Par anal. En parlant de choses. Être soumis à, subir l'action de. Les corps obéissent à la loi de l'attraction, de la gravitation. Le travail de la terre obéit au cycle des saisons. Obéir à la barre, au gouvernail, prendre une direction nouvelle sous l'impulsion du gouvernail. L'avion n'obéissait plus aux commandes.
Obéissancen. f. XIIIe siècle. Dérivé d'obéir. 1. Action d'une personne qui obéit. L'obéissance d'un enfant aux injonctions de sa mère. L'obéissance d'un soldat aux ordres de son chef. Après trois refus d'obéissance, ce cheval a été éliminé du concours. Prêter, jurer obéissance à un prince. L'obéissance aux lois. Titre célèbre : Refus d'obéissance, de Jean Giono (1937). 2. Disposition à obéir, habitude d'obéir. Parfaite obéissance. Exiger une obéissance totale, absolue. Obéissance aveugle. Faire vœu de pauvreté, de chasteté, d'obéissance pour entrer dans un ordre religieux. Prov. ancien. Obéissance vaut mieux que sacrifice, rien ne plaît à Dieu autant qu'une entière soumission à ses volontés. 3. Vieilli. Autorité, domination. Réduire, ranger une province sous son obéissance, dans son obéissance. Au pluriel. Marques de respect ; civilités. Prodiguer des obéissances à quelqu'un. Dans une formule de politesse. Assurer quelqu'un de ses obéissances.
Obéissant, -ANTE adj. XIIe siècle. Participe présent d'obéir.Qui obéit ; qui a coutume d'obéir. Un fils obéissant. Il a toujours été très obéissant à ses père et mère. Un chien, un cheval obéissant. Dans des formules de la langue classique, marquant le respect. Je suis, de votre Sainteté, de votre Majesté, le très humble et très obéissant serviteur. Par méton. Qui est soumis, docile. Un caractère, un cœur obéissant. Une nature obéissante.
Obelou OBÈLE n. m. XVIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin obelus, du grec obelos, « broche à rôtir », puis « signe critique », par analogie de forme.PALÉOGRAPHIE. Petit signe en forme de broche par lequel on signalait dans les manuscrits anciens les ajouts tardifs, dont l'authenticité peut être mise en question.
Obélisquen. m. XVIe siècle, obelisce. Emprunté, par l'intermédiaire du latin obeliscus, du grec obeliskos, « petite broche à rôtir », puis « obélisque ». 1. ANTIQ. Dans l'Égypte ancienne, monument quadrangulaire, ordinairement monolithe, dont le fût s'amincit et se termine en forme d'aiguille. Obélisque de pierre, de granit, de marbre. Un obélisque chargé d'hiéroglyphes. L'obélisque de Louxor ou, absolt., l'Obélisque, celui qui, offert par l'Égypte, fut érigé en 1836 au centre de la place de la Concorde, à Paris. 2. Par anal. Monument, objet dont la forme est imitée des anciens obélisques. Un obélisque indiquant un rendez-vous de chasse. Le carrefour de l'Obélisque, à Fontainebleau.
Obérerv. tr. (se conjugue comme Céder). XVIe siècle, au participe passé. Dérivé savant du latin obaeratus, « endetté », lui-même dérivé de aes, aeris, « bronze, monnaie ». 1. Accabler de dettes, endetter jusqu'à la ruine. Ses folles dépenses l'ont obéré. Les finances de l'État sont obérées. Pron. Vieilli. S'obérer, s'endetter lourdement. 2. Fig. Compromettre gravement. Des obstacles imprévus obèrent la réussite de cette entreprise. Une situation fâcheusement obérée.
Obèseadj. XIXe siècle. Emprunté du latin obesus, de même sens, lui-même dérivé de edere ou esse, « manger ».Dont l'embonpoint est excessif ; qui souffre d'obésité. Un homme, une femme obèse. Subst. Un, une obèse. Titre célèbre : Le Martyre de l'obèse, d'Henri Béraud (1922).
Obésitén. f. XVIe siècle. Emprunté du latin obesitas, de même sens.Excès d'embonpoint dû au développement du tissu adipeux. Traitement de l'obésité. Une obésité précoce.
Obin. f. XIXe siècle. Mot japonais.Dans le costume traditionnel japonais, large ceinture de soie qui enserre la tunique et que l'on noue dans le dos.
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