, -ÉE adj. XIVe siècle. Participe passé d'avaler.Class. En parlant d'une partie du corps d'un homme ou d'un animal. Qui pend un peu. Avoir les joues avalées, les épaules avalées. Cette chienne mettra bas bientôt : elle a le ventre fort avalé. Ce chien courant a les oreilles bien avalées. Spécialt. Se dit également de la croupe d'un cheval qui s'incline trop vers l'arrière. Avalerv. tr. XIe siècle, comme intransitif, au sens (vieilli) de « descendre » ; XIIe siècle, comme transitif, « faire descendre par le gosier ». Dérivé d'aval I. 1. Class. Abaisser, faire descendre. Avaler un tonneau de vin dans sa cave. Intranst. Suivre le courant d'une rivière. La barque va en avalant. Pron. Être affaissé, descendre trop bas. Le ventre de cette jument s'avale. 2. Faire descendre par le gosier, dans l'estomac ; déglutir. Avaler un bouillon. Avaler un cachet. Avaler une bouchée. J'ai avalé une arête. Avaler sa salive. Avaler tout rond, sans mâcher. Avaler de travers, par maladresse ou précipitation, faire entrer un liquide ou un aliment dans la trachée au lieu de l'œsophage. Par anal. Avaler la fumée d'une cigarette, l'inhaler. Par ext. Fam. Manger rapidement ; absorber. J'ai eu tout juste le temps d'avaler un sandwich. Expr. Il avalerait la mer et les poissons, il a grand soif, un appétit insatiable et, fig., il est très avide de richesses. Vouloir tout avaler, entreprendre trop et sans réfléchir aux difficultés. Fam. Il était si furieux qu'il a failli m'avaler tout cru. Fig. Avaler des romans policiers. Avaler des kilomètres, rouler longuement et sans jouir du paysage. Avaler ses larmes, les retenir (on dit plutôt ravaler ses larmes). Avaler sa langue, retenir les paroles qu'on avait envie de prononcer. Avaler ses mots, les prononcer de façon peu distincte. On dirait qu'il a avalé sa canne, son parapluie, son sabre, son maintien est raide, guindé. 3. Fig. et fam. Accepter, supporter sans mot dire. Avaler un outrage. Surtout dans des expressions. Avaler le morceau, avaler la pilule, supporter avec résignation quelque chose de désagréable. La pilule fut dure à avaler. Avaler des couleuvres, supporter des chagrins, des humiliations sans se plaindre. Ses enfants lui auront fait avaler bien des couleuvres ! Par ext. Croire. Il avale tout ce qu'on lui raconte. Tu ne me feras pas avaler cette histoire. Ce que vous me dites là est plutôt dur à avaler.
Avaleur, -EUSE n. XVe siècle. Dérivé d'avaler. 1. Fam. Personne qui consomme de façon immodérée de la nourriture, de la boisson, des médicaments. C'est une grande avaleuse de bouillons, de tisanes. C'est une grande avaleuse de remèdes. 2. Avaleur de sabres, forain, saltimbanque qui, en public, s'introduit des lames métalliques dans le gosier et l'œsophage.
Avaliserv. tr. XIXe siècle. Dérivé d'aval II. 1. FINANCES. Garantir un effet de commerce en donnant son aval. Avaliser des traites, une lettre de change. 2. Par ext. Cautionner, approuver. Vous avalisez donc ses prétentions ?
à-valoirn. m. inv. XXe siècle. Composé de la préposition à et de valoir.FINANCES. Paiement partiel d'une somme due, acompte. Au lieu d'un remboursement total, mon débiteur m'a donné un à-valoir.
Avaloirn. m. XIIIe siècle. Dérivé d'avaler. 1. TECHN. Cavité en forme de tronc de cône, reliant le foyer d'une cheminée au conduit de fumée, ou un ruisseau à l'égout. 2. Voir Avaloire.
Avaloiren. f. XVIIe siècle. Dérivé d'avaler. 1. Pièce de harnais d'un cheval de trait, qui passe derrière la croupe et lui permet de retenir la voiture dans une descente. Le harnais ne vaut plus rien, l'avaloire est rompue. L'avaloire descend trop bas, il faut la rehausser. 2. Gosier d'un glouton. Quelle avaloire ! (On dit aussi Avaloir.)
Avancen. f. XIVe siècle. Déverbal d'avancer. 1. Action de se porter en avant ; progression. L'avance de l'ennemi répandait la panique. Notre avance s'est poursuivie durant cinq jours. 2. Le fait d'être en avant de quelqu'un dans l'espace, dans le temps, dans un classement, etc. Le favori a conservé son avance jusqu'à la fin de la course. Son cheval a gagné avec une longueur d'avance. Les bandits ont plusieurs heures d'avance sur la police. Prendre, reprendre de l'avance. Perdre, rattraper son avance. À la mi-temps, nous avions deux buts d'avance. Par anal. Ma montre prend de l'avance, a dix minutes d'avance. L'avion a quelques minutes d'avance sur son horaire. TECHN. Avance à l'allumage d'un moteur à explosion, production de l'étincelle avant la fin du temps de compression. Fig. Partie déjà faite d'une tâche à accomplir, d'un programme à réaliser. J'ai fait ma valise, c'est autant d'avance. J'ai pris de l'avance pour ma documentation. 3. Somme payée par anticipation. Faire une avance de mille francs. Fournir une somme à titre d'avance. Il a demandé une avance sur son salaire. Accorder, refuser une avance. Obtenir une avance sur titres, un prêt garanti par un dépôt de titres. Avance sur pension, somme versée par une administration en attente de la liquidation d'une retraite. DROIT. Avance d'hoirie, voir Avancement. - CINÉMA. Avances sur recettes, somme allouée à un producteur pour aider à la réalisation d'un film, et qui ne sera remboursée que si les recettes le permettent. 4. Au pluriel. Tentatives faites en vue d'un accord, d'une entente, ou pour séduire quelqu'un. Je veux bien me réconcilier avec lui, mais je ne ferai pas les avances. Elle n'a pas répondu à ses avances. 5. Loc. adv. D'avance, à l'avance, par avance, par anticipation. Je savais d'avance ce que vous diriez. Se préparer d'avance, à l'avance à un entretien important. Je m'en réjouis par avance pour vous. Il faut s'y prendre longtemps à l'avance pour louer sa place. Je vous règle deux mois d'avance. Je vous en avertis par avance. En avance, avant le moment fixé ou prévu. Le train est arrivé en avance. L'hiver est en avance cette année. Fig. Cet élève est très en avance pour son âge, son intelligence, ses connaissances sont plus développées que la moyenne. Être en avance sur son temps, avoir des idées, des conceptions qui tranchent par leur hardiesse sur celles de ses contemporains.
Avancé, -ÉE adj. XVIe siècle. Participe passé d'avancer. 1. Qui fait saillie, qui dépasse l'alignement. Le toit n'est pas assez avancé pour protéger les murs de la pluie. Les escarpements avancés d'un massif montagneux. MILIT. Qui est situé en avant de la ligne principale de défense. Les ouvrages avancés d'une place. Retranchements avancés. Un poste avancé ou, subst., une avancée. Sentinelle avancée. Les éléments avancés d'un corps de cavalerie, ses patrouilles de reconnaissance. 2. Précoce, en avance par rapport à la moyenne. Votre enfant est très avancé pour son âge. La végétation est avancée pour la saison. 3. Qui dénote un stade de développement supérieur. Une technique avancée. Une civilisation avancée. Fig. Qui est, ou prétend être, à l'avant-garde. Des idées avancées. 4. Loin de son début ; proche de son terme. Le jour est fort avancé. À une heure avancée de la nuit, à une heure tardive de la nuit. La saison était bien avancée. Atteindre un âge avancé. Le corps était dans un état de décomposition avancée. Mon roman est bien avancé, il est presque fini. En parlant d'une personne. Être avancé, être bien avancé, avoir progressé, s'être rapproché du but que l'on cherchait à atteindre. Je suis bien avancé dans ce travail. Vous ne serez pas plus avancé pour cela. Par antiphrase. Fam. Être bien avancé. Tout est à refaire, me voilà bien avancé ! 5. Qui commence à se corrompre. Un poisson déjà avancé. Une viande avancée.
Avancéen. f. XVIIIe siècle. Forme féminine substantivée du participe passé d'avancer.Ce qui forme saillie. L'avancée d'un toit, d'un balcon sur la façade. FORTIFICATIONS. Petit ouvrage placé en avant de la porte d'une place forte.
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