v. tr. XIIe siècle. Dérivé de vif. 1. Rendre plus vif, plus ardent. Aviver le feu en soufflant. La course avivait son teint. Le froid avivait ses douleurs. Fig. Accroître, augmenter l'intensité. Cet anniversaire avivait ses regrets. Ce souvenir avive mes remords. 2. Faire briller, donner de l'éclat à. Aviver les couleurs d'un tableau en le nettoyant. Aviver un marbre, lui donner du brillant. Aviver une pièce de bronze, la gratter légèrement avant de la dorer. 3. Traiter pour rendre plus net. MENUISERIE. Aviver une poutre, la tailler à arêtes vives. - GRAV. Aviver une taille, la recreuser. - CHIR. Aviver les bords d'une plaie, les nettoyer en les débarrassant des chairs mortes. Avocaillonn. m. XIXe siècle. Dérivé d'avocat I.Fam. et péj. Avocat sans talent. Avocasserv. intr. XIVe siècle, avocacer. Dérivé d'avocat.Vieilli et fam. 1. Exercer sans dignité ou sans talent la profession d'avocat. Voilà dix ans qu'il avocasse. 2. N'user que d'arguments médiocres et sans valeur. Cet orateur ne discute pas en homme d'État, il avocasse. Avocasserien. f. XIVe siècle, advocacerie. Dérivé d'avocasser.Vieilli et fam. Chicane indigne d'un bon avocat ; action ou habitude d'avocasser. Ce plaidoyer n'était qu'une longue avocasserie. Avocassier, -IÈRE adj. XIXe siècle. Dérivé d'avocasser.Vieilli et fam. Relatif aux mauvais avocats. La gent avocassière. Une chicane avocassière. Avocat, -ATE n. XIIe siècle. Emprunté du latin advocatus, « celui qui est appelé à assister quelqu'un en justice », d'où « défenseur ». 1. Auxiliaire de justice régulièrement inscrit à un barreau, et qui a pour profession d'assister ou de représenter les parties, de postuler et de plaider devant les tribunaux. L'avocat exerce aujourd'hui l'ensemble des attributions qui étaient dévolues, jusqu'en 1971, aux avoués près les tribunaux de grande instance et aux agréés près les tribunaux de commerce ou, jusqu'au 1er janvier 1992, aux conseils juridiques. La nouvelle avocate a prêté serment. Avocat stagiaire. La conférence du stage des avocats. Admission dans l'ordre des avocats. Un avocat inscrit au barreau de Paris. Un avocat fameux, célèbre, éloquent. Une savante avocate. Un avocat d'affaires. Un avocat d'assises. L'avocat demandeur, l'avocat défendeur. La robe de l'avocat. Un cabinet d'avocat. Qui prenez-vous comme avocat ? Son avocat a bien plaidé. La provision, les honoraires d'un avocat. Un avocat sans causes ou, vieilli, un avocat sous l'orme, un avocat qui n'a pas de clients. Il s'est fait l'avocat des causes perdues. Avocat-conseil, avocat appointé par une société pour la conseiller. Avocat commis d'office, avocat désigné par le bâtonnier à la demande d'un inculpé qui ne s'est pas choisi de défenseur particulier, ou d'un justiciable admis au bénéfice de l'aide judiciaire (dans ce dernier cas, on dit plus exactement Avocat commis ou Avocat désigné). Spécialt. Avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, auxiliaire de justice ayant la qualité d'officier ministériel, qui jouit du monopole de représenter les parties et de plaider devant la Cour de cassation, le Conseil d'État et le tribunal des conflits (on dit parfois encore Avocat aux Conseils). Avocat général, membre du ministère public institué auprès du procureur général, et qui porte la parole au nom de la loi et de l'ordre public. Le réquisitoire de l'avocat général. 2. Personne qui intercède pour une autre, qui soutient une cause. Vous avez en lui un avocat zélé. Vous serez l'avocat de ce projet auprès du ministre. Sa mère a été sa meilleure avocate. Ils se sont faits les avocats d'une mauvaise cause. 3. RELIG. CATHOL. Avocat du diable, promoteur de la foi chargé de présenter les objections dans un procès de béatification ou de canonisation. Par ext. Dans une controverse, personne qui, non sans quelque mauvaise foi, soutient une cause généralement jugée mauvaise, ou oppose des objections systématiques à la thèse qui vient d'être défendue. Se faire l'avocat du diable. Avocatn. m. XVIIe siècle. Emprunté par l'intermédiaire de l'espagnol abogado, avocado, du nahuatl auacatl.Fruit comestible de l'avocatier. Avocatiern. m. XVIIIe siècle. Dérivé d'avocat II.BOT. Arbre fruitier exotique, de la famille des Lauracées. L'avocatier se multiplie par semis et par greffage. Avocetten. f. XVIIIe siècle. Emprunté du latin scientifique avocetta, pour avosetta, d'origine vénitienne.ZOOL. Oiseau échassier noir et blanc, au bec recourbé, vivant sur les côtes atlantiques. Avoinen. f. XIIe siècle, aveine. Terme des parlers de l'Est. Emprunté du latin avena. 1. Plante de la famille des Graminées dont le grain sert principalement à la nourriture des chevaux et de la volaille. Un champ d'avoine. Semer de l'avoine. Paille d'avoine. Balle d'avoine, pellicule qui enveloppe les grains d'avoine. On faisait autrefois des matelas, des paillasses de balle d'avoine. Couper, faucher les avoines. Traverser le champ d'avoine ou, par méton., traverser les avoines. Couleur d'avoine ou, ellipt., avoine, d'un blond pâle. Des cheveux avoine. Par ext. Folle avoine ou avoine stérile, graminée sauvage ressemblant à l'avoine. 2. Le grain même de cette plante. Avoine blanche, noire. Donner de l'avoine à son cheval. Un picotin d'avoine. Une mesure d'avoine. Cribler l'avoine. Farine, flocons d'avoine. Du gruau d'avoine. Expr. fam. Il a bien gagné son avoine, il n'a pas volé son avoine, la peine qu'il s'est donnée mérite bien le salaire qu'il a reçu. |