n. m. XIe siècle, lazur ; XIIe siècle, azur. Emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval azurium, de l'arabe lazaward, « lapis-lazuli » et « couleur de cette pierre ». 1. Syn. vieilli de Lapis-lazuli. On dit parfois encore Pierre d'azur. 2. Verre coloré en bleu par l'oxyde de cobalt et réduit en poudre extrêmement fine, pour servir notamment en peinture. Bleu d'azur. De l'azur de première qualité. 3. Couleur d'un bleu intense. Une mer d'azur. Un ciel d'azur, lumineux et pur. En apposition. Des yeux d'un bleu azur ou, ellipt., bleu azur. Par méton. Le ciel lui-même. L'oiseau prit son vol à travers l'azur. Spécialt. La Côte d'Azur, la côte méditerranéenne entre Menton et Toulon. 4. HÉRALD. Sur un blason, émail de couleur bleue. Champ d'azur. Il porte d'azur à la bande d'argent. En gravure, l'azur est représenté par des tailles horizontales. L'azur symbolise la justice, la loyauté, la beauté et le bon renom. Azuragen. m. XIXe siècle. Dérivé d'azurer.TECHN. Opération, effectuée après le blanchiment, qui consiste à parfaire l'impression de blancheur produite par un textile, par un linge ou par un papier, en lui donnant un ton légèrement bleuté par l'adjonction dans l'eau du rinçage, soit d'un colorant bleu ou violet, soit d'une matière fluorescente. Azuré, -ÉE adj. XIIIe siècle. Dérivé d'azur.De couleur azur. Fond azuré. Des lambris azurés. Litt. La voûte azurée, le ciel. La plaine azurée, la mer. Azurerv. tr. XVIe siècle, asurer. Dérivé d'azur. 1. Teindre ou peindre en bleu d'azur. Par ext. Litt. Donner une teinte bleutée à. La lumière du matin azurait les montagnes. 2. Soumettre à l'azurage. Azurer du linge. Azuriten. f. XIXe siècle. Dérivé d'azur.MINÉR. Carbonate naturel de cuivre basique, hydraté, de couleur bleue. Azygos(s final se prononce) adj. XVIe siècle. Emprunté du grec azugos, « qui n'est pas soumis à un joug, non apparié », d'où, « non pair », car cette veine ne se trouve que du côté droit.ANAT. Se dit de la veine qui, dans la cage thoracique, établit une communication entre les deux veines caves. Azymeadj. XIIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du latin chrétien, du grec azumos, dérivé, avec le préfixe a- privatif, de zumé, « levain ».Sans levain. RELIG. Pain azyme, pain non fermenté que les juifs consomment pendant la semaine de la Pâque pour commémorer l'Exode, et dont certains chrétiens, notamment ceux de rite latin ou de rite arménien, se servent comme matière de l'eucharistie. Subst. Fête des Azymes, rite agraire peu à peu intégré à la Pâque juive, fête pastorale, ces deux fêtes ayant coïncidé avec la sortie d'Égypte des Hébreux. Par méton. Nom parfois donné à la Pâque elle-même. - PHARM. Pain azyme, pain sans levain en feuilles très minces, dont on fait l'enveloppe des cachets pour l'administration des médicaments. B(se prononce bé) n. m. inv. 1. Deuxième lettre et première consonne de l'alphabet français. Un B majuscule. Un b minuscule. 2. PHON. Occlusive bilabiale sonore. Elle se prononce dans la plupart des cas où elle s'écrit, sauf dans certains noms propres où elle n'est qu'un souvenir étymologique : Lefebvre, Fabvier, le Doubs, et à la finale de certains noms, après une consonne : plomb, surplomb. Le son b reste intact à la finale de mots d'origine étrangère, comme baobab, club, snob. Le son b a tendance à s'assourdir en p devant une occlusive sourde ou une sifflante : obtus, abcès, absence. 3. Emplois conventionnels. La lettre B, majuscule ou minuscule, sert de symbole ou d'abréviation, seule ou avec d'autres lettres. ACOUST. B, symbole du bel, unité d'intensité sonore. - ALG. b, symbole désignant une quantité connue. a + b = c. - CHIM. B, symbole du bore ; Ba du baryum ; Bi du bismuth ; Br du brome. - DENSIMÉTRIE. B, abréviation indiquant le degré de l'échelle de Baumé. - GÉOM. B, comme toutes les lettres de l'alphabet, indique un point sur une ligne ou dans une figure. La droite AB. L'angle ABC. Le point d'intersection B. - BIOL. HUMAINE. B et AB désignent deux des quatre groupes sanguins, les autres étant représentés par A et O. - MUS. B désigne la note si bémol dans la notation allemande moderne et la note si dans la notation anglo-saxonne ; B sert aussi d'abréviation au mot basse. B désigne ce qui est classé deuxième dans une série. L'équipe B. L'escalier B. Le bâtiment B. 4. Expr. Prouver par a + b, voir A. Ne savoir ni A ni B, voir A. C'est le B-A, BA, le rudiment d'une science. Commencer par le B-A, BA. Spécialt. B.A., abréviation de bonne action dans le vocabulaire des scouts. Faire sa B.A. quotidienne. Baban. m. XVIIIe siècle. Emprunté du polonais baba, d'origine onomatopéique.PÂTISS. Gâteau fait avec une pâte levée, mêlée souvent de raisins secs, et imbibée de rhum ou de kirsch. Babaadj. inv. XVIIIe-XIXe siècle. Onomatopée marquant la stupéfaction (voir Babiller, Babine).Pop. Frappé d'un vif étonnement, ébahi. Il en est resté baba. Elles sont restées baba. |