n. f. XVIe siècle. Emprunté de l'italien baiocco, « pièce de menue monnaie », d'origine obscure.HIST. Monnaie jadis en usage dans les États pontificaux. Baïramou BEÏRAM n. m. XVIe siècle. Emprunté du turc bayram, « fête, jour de réjouissance ».Nom donné chez les Ottomans à deux fêtes musulmanes. Le grand baïram. Le petit baïram marque la fin du ramadan. Baisemainn. m. XIVe siècle, au sens 1. Composé de baise, forme verbale de baiser, et de main. 1. FÉOD. Hommage que le vassal rendait au seigneur du fief en lui baisant la main. 2. Geste de courtoisie consistant à baiser la main d'une femme pour la saluer ou prendre congé d'elle. On ne fait le baisemain qu'aux femmes mariées et jamais dans la rue. Baisementn. m. XIIe siècle. Dérivé du verbe baiser.RELIG. CATHOL. Action de baiser soit la sandale du pape brodée d'une croix, soit l'anneau d'un évêque, soit, durant un office, l'autel ou l'évangéliaire. Baisement des pieds, cérémonie pendant laquelle, le Jeudi saint après-midi, l'officiant baise les pieds de douze indigents, en mémoire du geste accompli par le Christ à la dernière Cène. Baiserv. tr. Xe siècle. Du latin basiare. 1. Poser, appliquer ses lèvres sur quelqu'un ou quelque chose en signe d'affection, de respect, etc. Baiser ses enfants au front, sur les joues. Baiser le front d'un mourant. Il baisa les lèvres de la jeune fille, il la baisa sur les lèvres. Baiser la main d'une dame. Baiser le crucifix, l'autel, la mule du pape. L'évêque lui tendit son anneau à baiser. Il s'agenouilla pour baiser la robe de la princesse. À son retour d'exil, son premier geste fut de baiser la terre natale. Expr. fig. Vous devriez baiser la trace de ses pas, vous lui devez beaucoup de reconnaissance. Formule de politesse vieillie. Je vous baise les mains, pour prendre congé de quelqu'un. Je n'ai que le temps de venir vous baiser les mains et je pars. 2. Pop. Avoir des rapports sexuels. 3. Par ext. Vulg. Tromper, duper quelqu'un. Dans cette affaire, il s'est fait baiser. Baisern. m. Xe siècle. Emploi substantivé de baiser I.Action de poser, d'appliquer ses lèvres sur quelqu'un ou quelque chose ; résultat de cette action. Donner un baiser, des baisers à un enfant. De petits, de gros baisers. Un baiser sur le front, la joue, la bouche, les lèvres. Un baiser d'adieu. Envoyer des baisers, appliquer ses lèvres sur sa main, puis la tendre en direction de la personne à qui les baisers sont destinés. Je t'envoie mes meilleurs baisers, formule d'affection à la fin d'une lettre. Spécialt. Dans le domaine amoureux. Un chaste baiser. Un doux, un tendre, un long baiser. Cueillir un baiser. Recevoir, rendre un baiser. Refuser un baiser. Couvrir de baisers passionnés. Manger de baisers. LITURG. CHRÉTIENNE. Baiser de paix, accolade donnée par le prêtre aux concélébrants d'une messe et signe de communion fraternelle qu'il invite les fidèles à échanger, avant l'Agnus Dei. Par ext. Baiser qui se donne et se reçoit en signe de réconciliation ou de bonne intelligence. Baiser de Judas, par allusion au récit des Évangiles, manifestation hypocrite d'affection. - HIST. Baiser Lamourette, réconciliation sans conviction et sans lendemain, par allusion à la séance du 7 juillet 1792 de l'Assemblée législative, où l'abbé Lamourette réussit à mettre temporairement d'accord tous les députés. Baiseur, -EUSE n. XIVe siècle, au masculin ; XVIIe siècle, au féminin. Dérivé du verbe baiser.Pop. Personne que son tempérament porte à rechercher des relations sexuelles fréquentes et variées. Baisoterv. tr. XVIe siècle. Dérivé du verbe baiser.Fam. Donner de petits baisers. Baissen. f. XIIIe siècle, besse, « lieu bas souvent marécageux ». Déverbal de baisser. 1. Diminution de hauteur, de niveau. Baisse de la marée. Baisse des eaux. La baisse de la température et, par méton., la baisse du thermomètre. Le thermomètre est en baisse. La baisse de la pression atmosphérique et, par méton., la baisse du baromètre. La baisse du baromètre annonce le mauvais temps. Une baisse de voltage. Le médecin a constaté une baisse de la tension artérielle. 2. Diminution en quantité, en importance. La baisse des effectifs. On enregistre une baisse de la natalité. Une baisse de l'offre, de la consommation. 3. Diminution de la valeur, du prix d'une marchandise. La baisse du prix du blé, des fruits, des légumes et, ellipt., la baisse du blé, des fruits, des légumes. Baisse des matières premières. Par anal. La baisse du coût de la vie. La baisse du pouvoir d'achat. BOURSE. Baisse des actions, des valeurs, des cours. Le franc est en baisse. Jouer à la baisse, spéculer en vendant à découvert pour acheter à un cours plus bas. Il s'est ruiné en jouant à la baisse. Expr. fig. et fam. Ses actions sont en baisse, il perd de son crédit. 4. Affaiblissement d'une capacité physique, déclin d'une qualité. Il se plaint de la baisse de sa vue, de la baisse de sa mémoire. Fig. Il sentait la baisse de son influence, de son crédit. Son prestige est en baisse. Baisserv. tr. et intr. XIe siècle. Du latin populaire *bassiare, dérivé de bassus, « bas ». I. V. tr. 1. Faire descendre, mettre à un niveau inférieur. Baisser les glaces d'une voiture. Baisser un store. Baisser le rideau à l'entracte. Spécialt. Baisser l'épée, le drapeau, en signe de salut ou d'hommage. MARINE. Baisser le pavillon, pour saluer un vaisseau rencontré ou pour marquer qu'on se rend à l'ennemi et, fig., baisser pavillon, s'avouer vaincu ; s'incliner devant l'autorité ou la force. Fig. et pop. Baisser sa culotte, son pantalon, céder honteusement. Baisser culotte, voir Culotte. 2. Incliner, diriger vers le bas. Baisser le front, la tête. Baisser les épaules. Baisser les yeux, regarder vers le sol. Embarrassée, elle baissa les yeux. Fig. On ne peut faire baisser les yeux à ce gamin, on ne peut pas l'impressionner. Baisser l'oreille ou baisser le nez, avoir l'air penaud ou mortifié. Baisser les bras, en termes de sport, renoncer à la lutte et, par ext., abandonner ce que l'on a entrepris. Tête baissée, sans réfléchir, avec impétuosité. Il s'est jeté tête baissée dans le traquenard. Il fonce tête baissée sur tous les obstacles. Spécialt. Après un vote à mains levées : Baissez les mains, épreuve contraire ? ÉQUIT. Baisser la main à un cheval, abaisser la main de bride pour lui permettre d'accélérer son allure. - VÈN. Baisser de pied. En parlant d'un chien courant, perdre de la vigueur. Pron. Se courber, s'incliner, se pencher. Il faut se baisser pour entrer dans cette grotte. Baissez-vous davantage. Elle se baissa pour cueillir une fleur. Fig. et fam. N'avoir qu'à se baisser, recueillir sans effort un profit, un avantage. 3. Diminuer la hauteur, l'intensité de. Baisser la flamme d'une lampe à pétrole. Baisser la lumière. Baisser la voix. Baisser la radio. Baisser le ton, parler plus bas et, fig., je vous invite à baisser le ton, à vous montrer plus mesuré. MUS. Baisser le ton d'un air, d'un morceau, le transposer plus bas (on dit aussi Abaisser). Par méton. Baisser un instrument de musique, le régler sur un diapason moins élevé. Par ext. PELLETERIE. Amincir. Baisser une peau brute. 4. Réduire un prix, une valeur, le montant d'une somme à payer. La crise force les commerçants à baisser leurs prix. Baisser les coûts de production. Baisser une taxe, une redevance. II. V. intr. Décroître. 1. En hauteur. Depuis hier, la rivière a baissé d'un mètre. C'est l'heure où la mer baisse, reflue. Le soleil baisse à l'horizon. Par ext. La pression atmosphérique baisse. Votre tension artérielle n'a pas baissé. La température a nettement baissé au cours de la nuit. Par méton. Le baromètre, le thermomètre baisse. 2. En quantité. Les ventes d'automobiles commencent à baisser. Le nombre des postes offerts au concours a nettement baissé. 3. En valeur, en prix. Le prix des légumes a baissé et, ellipt., les légumes baissent. Cette monnaie ne cesse de baisser. Les actions de ce groupe industriel ont baissé à la Bourse. Fig. Les actions de cet homme baissent, il perd de son crédit, de son influence. Ce romancier a beaucoup baissé. 4. En intensité. Le jour commence à baisser. Le vent, la chaleur baissent à la tombée du jour. Sa vue commence à baisser. Les forces du malade baissent à vue d'œil. Par méton. Le malade baisse. Par ext. Ses facultés ont bien baissé. Ma mémoire baisse. L'intérêt porté à cette affaire baisse de jour en jour. Voir baisser sa popularité, son prestige, sa puissance. Il a baissé dans mon estime. |