, -ÉE adj. XVIIIe siècle. Participe passé de bastionner, « garnir de bastions ».Garni de bastions. Une enceinte bastionnée. Bastonnaden. f. XVe siècle. Emprunté d'un dérivé italien, espagnol ou provençal du correspondant de bâton.Volée de coups de bâton ; châtiment administré sous cette forme. Recevoir une bastonnade. Il a été condamné à la bastonnade. Bastringuen. m. XIXe siècle. Origine incertaine.Pop. 1. Bal de guinguette ; cabaret où l'on danse. Aller danser dans un bastringue. Par ext. Orchestre bruyant. Les flonflons d'un bastringue. Faites taire ce bastringue ! 2. Désordre bruyant, tapage. Quel bastringue chez nos voisins ! 3. Attirail, fatras d'objets hétéroclites. Il est parti avec tout son bastringue. Bastuden. f. XVIIe siècle. Emprunté du provençal batudo, « filet pour la pêche aux maquereaux ».Filet servant à pêcher dans les étangs salés de la région méditerranéenne. Bas-ventren. m. (pl. Bas-ventres). XVIIe siècle. Composé de bas I et de ventre.Partie inférieure du ventre, au-dessous du nombril. BÂtn. m. XIIIe siècle, bast. Du latin populaire *bastum, « ce qui porte », de bastare, « porter ».Appareil de bois assujetti sur le dos d'une bête de somme et servant à fixer la charge. Bât de cheval, de mulet, d'âne. Rembourrer un bât. Un bât mal sanglé. Cheval de bât, qui portait de lourdes charges. Expr. fig. L'endroit où le bât blesse, l'endroit défectueux, le point sensible. On voit où le bât blesse. C'est là que le bât le blesse. Bataclann. m. XVIIIe siècle. Origine onomatopéique.Fam. Attirail hétéroclite et embarrassant. Je ne veux plus voir ici tout ce bataclan. Expr. Et tout le bataclan, et tout ce qui s'ensuit. De sa boîte, il sortit une scie, des vrilles, des limes et tout le bataclan. Bataillen. f. XIIe siècle. Du bas latin battalia, altération de battualia, « combat d'escrime », dérivé de battuere, « frapper le visage de quelqu'un » (voir Battre). 1. Combat entre deux armées, en un temps et en un lieu déterminés. La bataille de Bouvines, d'Austerlitz, de la Marne, de Stalingrad. Une bataille acharnée, meurtrière. Une bataille décisive. Bataille navale, aérienne. Livrer bataille. Refuser la bataille. Gagner, perdre une bataille. Bataille rangée, menée front contre front, et, fig., la réunion dégénéra en bataille rangée. Loc. Mettre, ranger une armée en bataille, en ordre pour la bataille, généralement en ligne. Marcher en bataille, en ligne. Se former en bataille, par opposition à Se former en carré, en colonne. MARINE. Mettre la vergue en bataille, dans le plan longitudinal du navire. Par ext. Fig. Porter, mettre son chapeau en bataille, autrefois, de sorte que ses cornes soient parallèles à la ligne des épaules ; auj., de travers, avec désinvolture. Par anal. Avoir les cheveux en bataille, en désordre. Expr. Plan de bataille, ensemble des dispositions tactiques et stratégiques prises pour assurer la victoire. Fig. L'avocat exposa à son client son plan de bataille. Ordre de bataille, disposition adoptée pour une bataille. Champ de bataille, terrain sur lequel les armées livrent combat. Le champ de bataille de Waterloo. Par anal. Fam. Endroit où règne un grand désordre. Son bureau est un vrai champ de bataille. Cheval de bataille, au Moyen Âge, destrier, cheval dressé pour le combat, par opposition à Cheval de parade. Fig. et fam. Sujet ou argument auquel on revient sans cesse. La lutte contre les inégalités sociales était le cheval de bataille de ce parti. Spécialt. Combat pour s'assurer la maîtrise d'une matière première, d'un moyen de communication. HIST. La bataille de l'eau lourde, voir Eau. La bataille du rail, série d'opérations menées par les cheminots français contre l'occupant au cours de la Seconde Guerre mondiale. Par méton. Représentation figurée d'une bataille. Horace Vernet, Meissonier furent des peintres de batailles. 2. Bagarre violente et parfois sanglante. Une bataille entre deux bandes rivales. La rixe dégénéra en bataille. 3. Par ext. Vif affrontement entre partisans d'idées opposées. La bataille d'Hernani, où s'affrontèrent les tenants du classicisme et ceux du romantisme. Une bataille électorale. Expr. Se jeter dans la bataille, intervenir dans un affrontement, une discussion, en prenant parti. 4. Par affaibl. Simulacre de combat livré par jeu, sans hostilité. Une bataille de boules de neige. Une bataille de fleurs. Une bataille de confettis et de serpentins. JEUX. Jeu de cartes enfantin où chaque joueur abat une carte, la plus forte emportant la levée. 5. Par exag. La bataille des prix, la bataille du franc, action concertée et suivie pour faire baisser les prix, pour maintenir la valeur de la monnaie. Expr. fig. Il a fallu livrer bien des batailles pour en arriver là, il a fallu surmonter bien des oppositions. Bataillerv. intr. XIIe siècle. Dérivé de bataille. 1. Livrer des combats restreints et souvent confus. On bataillait depuis l'aube. 2. Fig. Disputer avec chaleur, avec ténacité. On a longtemps bataillé avant d'arriver à un accord. Fam. Lutter avec acharnement. Il a dû batailler pour gagner sa vie. Batailleur, -EUSE adj. XIIIe siècle. Dérivé de bataille.Qui aime à se battre ; querelleur. Un enfant batailleur. Un tempérament batailleur. Par méton. Il a toujours été d'humeur batailleuse. Subst. C'est un batailleur. |