n. m. XVe siècle, au sens de « lieu où l'on bavarde » ; XVIIIe siècle, au sens moderne. Dérivé de baver.Petite pièce de tissu ou de matière plastique, qu'on attache sous le menton des petits enfants pour éviter qu'ils ne salissent leurs vêtements en bavant (on dit aussi Bavette). Bavoletn. m. XVIe siècle. Composé de bas I et de l'ancien français volet, « sorte de voile, partie flottante d'une coiffe ». 1. Coiffure régionale féminine qui couvrait les côtés et l'arrière de la tête. Un bavolet bien blanc, bien plissé. 2. Morceau de tissu qui ornait par-derrière un chapeau de femme. 3. AUTOMOBILE. Tôle reliant le marchepied à la carrosserie, sur certaines voitures anciennes. Par anal. Pièce de caoutchouc disposée en arrière des roues, pour éviter les projections d'eau et de boue. Bavuren. f. XIVe siècle. Dérivé de baver. 1. TECHN. Trace saillante laissée par les joints du moule sur l'objet moulé. Limer, enlever, ébarber les bavures. 2. TYPOGR. Trace d'encre qui empâte les traits d'un dessin, les caractères d'un texte. 3. Fig. et fam. Défaut, imperfection qu'il eût été facile d'éviter. Dans ce chapitre, j'ai relevé quelques bavures. Un ouvrage sans la moindre bavure. Un travail net et sans bavures. Spécialt. Fam. Incident inattendu et malencontreux, erreur ou faute dans le déroulement d'une opération, d'un plan d'action. Une opération menée sans bavure. Une bavure policière. Bayadère(aya se prononce a-ya) n. f. XVIIIe siècle, balliadère. Emprunté du portugais balhadeira, dérivé de balhar, « danser ». 1. Danseuse sacrée de l'Inde, attachée au service des temples, des prêtres et des dieux. Par ext. Danseuse professionnelle. 2. En apposition. Tissu bayadère, présentant de larges rayures aux couleurs vives. Des foulards bayadère. Robe bayadère. Bayart(aya se prononce a-ya) n. m.Syn. vieilli de Bard. Bayer(ayer se prononce a-yé) v. intr. défectif (se conjugue comme Balayer). XIIe siècle, baer, beer, « être grand ouvert ». Du latin populaire, *batare, « tenir la bouche ouverte, bâiller ».Rester la bouche grande ouverte, dans une attitude étonnée. Ne s'emploie plus guère que dans l'expression Bayer aux corneilles, perdre son temps à regarder en l'air niaisement. Bayou(ayou se prononce a-you) n. m. XVIIe siècle, bayouk. Emprunté du choctaw bajuk, « petite rivière ».En Louisiane, étendue d'eaux peu profondes, à faible courant ou stagnantes, dans un bras secondaire de cours d'eau ou dans un méandre abandonné. Bazarn. m. XVIe siècle. Emprunté du persan bazar, « marché public ». 1. Marché public du Moyen-Orient ou d'Afrique du Nord, le plus souvent couvert, où se trouvent rassemblés tous les commerces. Le bazar de Téhéran. Les bazars du Maroc. Par ext. Vaste magasin où l'on vend les marchandises les plus variées. Péj. Un article de bazar, de médiocre qualité. 2. Fam. Lieu où tout est désordre, fouillis et confusion. Je suis allé chez lui ; quel bazar ! 3. Pop. Attirail hétéroclite. Le plombier est venu avec tout son bazar. Et tout le bazar, pour conclure une énumération, et tout le reste. Bazarderv. tr. XIXe siècle, basarder. Dérivé de bazar.Fam. Vendre rapidement et à bas prix. Il a bazardé tout son mobilier pour une bouchée de pain. Bazarder une vieille voiture. Bazooka(oo se prononce ou) n. m. XXe siècle. Mot anglo-américain, désignant une sorte de trombone, puis une arme de guerre.Lance-roquettes antichar de portée réduite. |