n. f. Voir Abée. Béerv. intr. (usité surtout à l'indicatif présent et imparfait, au participe présent et à l'infinitif présent). XIIe siècle. Variante de bayer, du latin populaire batare, « bâiller » (voir Bayer). 1. Être largement ouvert. Tous les tiroirs béaient. Une porte béant sur le vide. 2. Rester bouche ouverte sous l'effet de certains sentiments, de certains mouvements de l'esprit. Béer d'admiration, d'envie. Béer de curiosité. Béer d'étonnement. Beffroin. m. XIIe siècle, berfroi. Emprunté du moyen haut allemand bergfrid, proprement, « ce qui garde (berg) la paix (frid) ». 1. Anciennt. Tour ou clocher permettant de surveiller les alentours d'une ville et d'alerter la population en cas de danger. 2. Auj. Tour qui surmonte un édifice et qui abrite une cloche, une horloge. Le beffroi de l'hôtel de ville. Un beffroi élancé, ajouré. Trois heures sonnent au beffroi. Le beffroi de Lille. Par méton. Cette cloche, cette horloge. On entendit sonner le beffroi. 3. Charpente qui porte les cloches d'un clocher. Il faut refaire le beffroi de cette tour. Bégaiementn. m. XVIe siècle, beguayement. Dérivé de bégayer. 1. Le fait de bégayer. Bégaiement accidentel. Bégaiement habituel. Corriger le bégaiement d'un enfant. 2. Fig. Surtout au pluriel. Premiers essais ; tentatives maladroites ou infructueuses. Cette science n'en est encore qu'à ses premiers bégaiements. Bégayant, -ANTE adj. XVe siècle, besgoiant. Participe présent de bégayer. 1. Qui bégaie. Confuse et bégayante, elle voulait s'excuser. 2. Fig. Maladroit dans ses essais. Une pensée encore bégayante, qui se cherche. Bégayerv. intr. (se conjugue comme Balayer). XVe siècle, besgoier. Dérivé de bègue. 1. Mal articuler les mots, les prononcer en hésitant et en répétant une syllabe avant de prononcer celle qui suit. L'émotion le faisait bégayer. Il bégayait de fureur. 2. Parler de façon embarrassée. Cet enfant ne fait encore que bégayer. Transt. Balbutier, prononcer des paroles confuses. Il se mit à bégayer quelques vagues remerciements. Bégonian. m. XVIIIe siècle. Mot créé en l'honneur de Bégon, intendant général de Saint-Domingue au XVIIe siècle.Genre de plante originaire de l'Amérique tropicale, cultivée dans les jardins comme plante d'agrément. Un bégonia à fleurs doubles. Des bégonias de serre. Bégu, -UË adj. XVIIe siècle. Origine obscure.HIPPOL. Dont la structure dentaire masque l'âge. Chez un cheval bégu, la cavité des dents incisives persiste même quand il a passé l'âge normal. Une jument béguë. Subst. Un bégu, une béguë. Bègueadj. XIVe siècle. Déverbal de l'ancien français béguer, lui-même du néerlandais *beggen, « bavarder ».Qui est atteint de bégaiement habituel. Elle est bègue. Par ext. Il est dans une telle fureur qu'il en devient bègue. Subst. Un, une bègue. Béguètementn. m. XIXe siècle. Dérivé de bégueter.Cri de la chèvre. |