v. intr. (se conjugue comme Acheter). XIVe siècle, au sens de « bégayer ». Fréquentatif de l'ancien français béguer, « bégayer ».En parlant de la chèvre. Pousser son cri. Bégueulen. f. XVe siècle, bée gueulle, terme d'injure, au sens de « celui qui garde la bouche ouverte ». Composé de bée, forme féminine du participe passé de béer, et de gueule.Femme d'une pruderie excessive et affectée. C'est une histoire à ne pas raconter devant des bégueules. Adjt. (s'emploie aussi au masculin). Exagérément pudibond. Cette femme n'est pas bégueule. Bégueulerien. f. XVIIIe siècle. Dérivé de bégueule.Fam. Air, ton ou caractère d'une personne bégueule. Sa bégueulerie passe les bornes. Béguinn. m. XIVe siècle. Emploi métonymique de béguine, car ces religieuses étaient coiffées d'un tel bonnet. 1. Coiffe de femme attachée par deux brides sous le menton, portée autrefois par les béguines. Par anal. Bonnet de tissu, attaché par des brides, que portaient les enfants au berceau. Un béguin festonné. 2. Expr. fig. et fam. Avoir le béguin ou un béguin pour quelqu'un, s'en éprendre d'une façon soudaine et passagère, en être coiffé. Il a un gros béguin pour elle. Par méton. Personne qui est l'objet d'une passion soudaine, d'un vif engouement. Connaissez-vous son nouveau béguin ? Béguinagen. m. XIIIe siècle, beghinaghe. Dérivé de béguine.Communauté de béguines ; ensemble parfois important de petites maisons ou de petits appartements destinés aux béguines. Le béguinage de Bruges. Le béguinage de Gand. Les béguinages se rencontrent principalement dans les pays flamands. Béguinen. f. XIIIe siècle. Peut-être féminin de béguin, « sorte de religieux », issu de bégard, lui-même du néerlandais beggaert, « membre d'une communauté religieuse ».Femme qui mène, en communauté, une vie de type monastique sans avoir prononcé de vœux de religion. Bégum(um se prononce ome) n. f. XVIIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire de l'ourdou, du turc bigam, « princesse ».En Inde, titre analogue à celui de princesse, donné aux femmes, aux mères, aux filles et aux sœurs des princes. Beigeadj. XIIIe siècle, bege, « sans couleur ». Origine obscure. 1. Qui a gardé la couleur naturelle de la laine avant blanchiment. Serge beige. Drap beige. 2. Qui est de couleur brun très clair. Un tailleur beige. Des cravates beiges. Subst. Le beige, la couleur beige. Un beige soutenu. Les diverses nuances du beige. Des chaussures d'un beige clair ou, ellipt., beige clair. Beignen. f. XIVe siècle, buyne, « bosse à la tête provenant d'un coup ». Probablement d'origine préromane.Pop. Vieilli. Ecchymose due à un coup, à une gifle. Auj. Par méton. Ce coup lui-même. Recevoir une beigne. (On dit aussi Bigne.) Beignetn. m. XIVe siècle, bignet, puis buignet. Dérivé de beigne, « bosse, enflure ».CUIS. Pâte frite qui enveloppe de la viande, du poisson, un fruit, etc. Des beignets soufflés ou pets-de-nonne. Les beignets du Mardi gras. Beignets au fromage. Beignets de crevettes, de pommes. |