n. m. XVIe siècle. Emprunté, par l'intermédiaire du portugais, du malayalam vettila, composé de veru, « simple », et ila, « feuille ». 1. BOT. Variété de poivrier grimpant, originaire de Malaisie. 2. Mélange à base de feuilles de cette plante, destiné à être mâché. Le bétel passe pour avoir un effet tonique. Bêtementadv. XIVe siècle, bestement, attestation isolée ; de nouveau au XVIIe siècle. Dérivé de bête.D'une manière bête, stupide. Pourquoi riez-vous bêtement ? Je suis tombé bêtement. Loc. adv. Tout bêtement, simplement, sans complication inutile. Je vous ai dit tout bêtement ma pensée : à vous de décider.
Bêtifiant, -ANTE adj. XIXe siècle. Participe présent de bêtifier.Qui affecte la puérilité ou la niaiserie. Prendre un air, tenir un langage bêtifiant.
Bêtifierv. tr. et intr. (se conjugue comme Crier). XVIIIe siècle, chez Beaumarchais. Dérivé de bête. 1. V. tr. Rare. Rendre bête (on dit plutôt Abêtir ou Abrutir). Avec une telle éducation, vous finirez par le bêtifier. Pron. C'est à croire qu'il met toute son application à se bêtifier. 2. V. intr. Affecter un langage ou un comportement puéril. Dès qu'il est avec un enfant, il bêtifie.
Bêtisen. f. XVe siècle, bestise. Dérivé de bête. I. Défaut d'intelligence, de jugement, de bon sens, ou des notions les plus communes. Il est d'une bêtise extrême. Sa bêtise l'a perdu. Une telle démarche serait d'une rare bêtise. II. Action ou propos déraisonnable. 1. Maladresse, erreur, faute. Il a fait une bêtise. Vous venez de dire une énorme bêtise. Il n'a répondu que des bêtises aux questions qu'on lui posait. 2. Expr. Au pluriel. Dire des bêtises, avoir une conversation futile et légère, parfois grivoise. Faire des bêtises, en parlant d'un enfant, être insupportable. En parlant d'un adulte, faire des imprudences ou commettre des malhonnêtetés. Il a fait beaucoup de bêtises dans sa vie. Spécialt. Vieilli. S'amuser, faire la noce. Dans sa folle jeunesse, lui aussi a fait des bêtises. 3. Ce qui est ou ce qu'on estime de peu d'importance. Ils se sont fâchés pour une bêtise. III. CONFIS. Bêtises de Cambrai, bonbons à la menthe fabriqués dans cette ville, ainsi nommés soit à cause d'une erreur qui aurait permis leur invention, soit par référence au sens précédent.
Bêtisiern. m. XXe siècle. Dérivé de bêtise.Recueil malicieux de sottises involontaires dites ou écrites par une ou plusieurs personnes (on dit plus souvent Sottisier).
Bétoinen. f. XIIe siècle. Adaptation du latin betonica, variante de ve(t)tonica, « plante des Vettones », peuple de l'ancienne Espagne qui en aurait tiré parti le premier.Plante vivace de la famille des Labiées, à fleurs pourpres ou jaunes, et dont on a fait usage en médecine. Une tisane de bétoine.
Bétoiren. m. XVIIe siècle. Mot normand. Probablement issu du latin populaire bibitoria, « abreuvoir », de bibere, « boire ». 1. Régional. Dans les pays calcaires, puits naturel de quelques décimètres de diamètre. Le ruisseau va se perdre dans un bétoire. 2. TRAV. PUBL. Puisard destiné à recueillir les eaux pluviales.
Bétonn. m. XIIe siècle, betun, d'abord « boue, gravats », puis « mortier, ciment ». Emprunté du latin bitumen, « bitume » (voir ce mot).Mélange d'agrégats (gravier, sable, etc.), de liants (ciment, chaux, etc.) et d'eau, employé à la construction. Béton armé, que l'on coule autour d'une armature de fer. Béton précontraint, dont les armatures sont mises en tension avant le coulage. Un immeuble en béton. Péj. Un univers de béton. Par méton. Le béton, la ville moderne, les immeubles et édifices qu'on y construit. Je ne supporte plus le béton. Fig. et pop. Un alibi en béton.
Bétonnagen. m. XIXe siècle. Dérivé de béton.Action de bétonner ; résultat de cette action.
|