n. m. XVIe siècle. Emprunté du turc bey, antérieurement beg, « seigneur ».Dans l'Empire ottoman, titre donné par le sultan à certains de ses vassaux théoriques, ainsi qu'à ses hauts fonctionnaires et aux officiers supérieurs de ses armées. Le bey de Tunis. Beylical, -ALE adj. (pl. Beylicaux, -ales). XIXe siècle. Dérivé du turc beylik, « province que gouverne un bey », dérivé de beg, bey (voir ce mot).Qui se rapporte à un bey. L'administration beylicale. Beylismen. m. XIXe siècle. De Beyle, nom patronymique de Stendhal, créateur de ce néologisme.LITTÉRATURE. 1. Attitude caractéristique des héros stendhaliens. 2. Vif intérêt porté à l'œuvre et à la vie de Stendhal. Bézoardn. m. XVe siècle, bezaar ; XVIe siècle, bezoar. Emprunté, par l'intermédiaire du latin et du portugais, de l'arabe bazahr, lui-même du persan padzahr, littéralement « chasse-poison ».Concrétion pierreuse due à l'agglutination de corps étrangers organiques, qui se forme dans l'estomac de certains animaux et parfois de l'homme. Bézoard de chèvre, de gazelle. On attribuait jadis au bézoard de grandes vertus comme antidote et comme talisman. Par méton. Objet d'orfèvrerie dont l'ornement principal est un bézoard. Bi-ou, souvent devant une voyelle, BIS- Emprunté du latin bi-, issu de bis, « deux fois ».Préfixe indiquant la répétition, la duplication ou la présence de deux éléments semblables juxtaposés, servant à la formation de nombreux mots, particulièrement dans le domaine scientifique. Biconcave, Biennal, Bisannuel. Biais, -AISE adj. et n. XIIIe siècle, de biais, « qui n'est pas coupé dans le droit fil » ; XVIe siècle, adjectif. Emprunté de l'ancien provençal biais, du latin *biaxius, « qui a deux axes ». 1. Adj. Qui est oblique par rapport à une direction donnée. Pont biais, oblique par rapport au fleuve. Voûte biaise, porte biaise, oblique par rapport au mur. Un regard biais, un regard de côté. Fig. Une démarche biaise, qui emprunte des voies détournées. 2. N. m. Direction oblique. On a élevé cette cloison pour cacher le biais du mur. Fig. Chacun des différents aspects sous lesquels se présente une affaire. Il y a plusieurs biais pour aborder cette question. Prendre une affaire du bon biais. Spécialt. Moyen ingénieux, indirect ou détourné pour arriver à ses fins. Il faut trouver un biais pour sortir de cette situation. COUT. Diagonale par rapport à la chaîne et à la trame d'un tissu. Couper un col dans le biais. Par méton. Bande d'étoffe coupée en diagonale. Border l'encolure avec un biais. Loc. adv. De biais, en biais, en oblique. Couper une étoffe de biais, en biais. Traverser la rue de biais. Regarder en biais. Aborder un problème de biais. Biaiserv. intr. XVe siècle, au sens 1. Dérivé de biais. 1. Vieilli. Être disposé obliquement ; aller obliquement. Le mur biaise. Le chemin biaise après l'église. 2. Fig. Ne pas aborder une question de front ; user de détours, de finesses. Il est des circonstances où il faut savoir biaiser. Répondez-moi sans biaiser. Biathlon(bia se prononce bi-a) n. m. XXe siècle. Emprunté, avec le préfixe bi-, du grec athlon, « prix d'un combat, lutte ».SPORTS. Compétition associant à une épreuve de ski de fond une épreuve de tir à la carabine. Le biathlon est une discipline olympique depuis 1960. Biauriculaire(biau se prononce bi-au) adj. XXe siècle. Composé de bi- et d'auriculaire.PHYSIOL. Relatif aux deux oreilles, ou aux deux oreillettes du cœur. Bibelotn. m. XVe siècle, biblot. Peut-être d'une racine onomatopéique bib-, désignant de petits objets, avec un suffixe diminutif. 1. Petit objet d'ornement. Un bibelot rare, étrange, précieux. Un bibelot de pacotille. Une vitrine pleine de bibelots. 2. TYPOGR. Syn. rare de Bilboquet ou d'Ouvrage de ville. |